cigale

Au bout de la 75ᵉ variation, la cigale ne chante plus : elle délire.
Et dans son délire, elle ressemble étrangement à ceux qui prétendent la traquer.
Chaque mutation devient un épisode, chaque séquence un prétexte à rallumer les projecteurs.

Les scientifiques, transformés malgré eux en scénaristes de série Z,
s’agitent comme si la planète entière attendait leur prochain rebondissement.
Les médias, eux, se frottent les mains : un virus qui mute, c’est du pain bénit.
On recycle les mêmes phrases, les mêmes graphiques, les mêmes mines graves.
On meuble, on brode, on invente, pourvu que le feuilleton continue.

Et la cigale, hilare, observe ce petit théâtre humain qui tourne en rond.
À force de tirer sur la corde, même le public décroche.
Comme Sue Ellen Ewing noyée dans son verre, ce cirque finit par nous lasser profondément.
Dallas virologique, interminable, artificiel, et surtout… terriblement prévisible.

Lire l’article de Science et vie


Céleste R

A lire aussi

Pressions, conflits, silences : ce que révèle vraiment l’affaire de la HAS