Le PDG de Pfizer, Bourla, a explicitement évoqué l’idée de cesser d’approvisionner la France en médicaments si les prix ne sont pas relevés.
https://www.economiematin.fr/medicament-pfizer-prix-menace-europe-sante
C’est une stratégie de pression assumée et une arme de négociation : utiliser l’accès aux traitements comme levier pour obtenir des prix plus élevés.
Ce type de déclaration rompt un tabou : il admet publiquement que l’accès aux médicaments peut être conditionné à la rentabilité, dans des pays riches, comme dans les pays pauvres.
La santé n’est pas leur priorité. Pour eux, la santé publique passe après la logique de marché.
D’ailleurs, Bourla assume que les profits doivent rester très élevés, pour financer la R&D, mais surtout pour rémunérer les actionnaires qui doivent être « récompensés ».
En clair : la rentabilité passe avant la modération des prix.
C’est clairement la menace suivante :
« Si vous voulez des innovations, vous devez accepter que nous fassions beaucoup de profits. »
Il dit :
« Si vous ne payez pas plus, on part. »
« Nos profits sont prioritaires. »
« Votre système de santé doit s’adapter à nos exigences. »
Ils sont prêts à ruiner les États, pour leurs profits, pas pour notre santé.
L’industrie a déjà élargi ou redéfini des maladies pour vendre plus.
C’est un phénomène documenté : cela s’appelle le disease mongering (ou « marchandisation de la maladie »).
Exemples connus :
- élargir les seuils du cholestérol pour prescrire plus de statines,
- transformer des variations normales (ménopause, timidité, agitation enfantine) en « troubles » nécessitant un traitement (on le voit en France avec le regain d’intérêt pour le suivi de la ménopause),
- promouvoir des dépistages massifs qui créent des « patients » sans symptômes (octobre rose, prostate, sida, etc.)
Non seulement ils inventent sans vergogne des maladies (SIDA, COVID, etc.), ils élargissent artificiellement le marché des malades, mais ils rendent les gens encore plus malades par leurs médicaments.
Les entreprises ont intérêt à médicaliser des situations normales, proposer des traitements à vie, pousser à la consommation de soins.
Mais personne ne retrouve la santé avec ces « soins ».
Et que va faire la France, que va faire l’UE d’après vous ? Renoncer, ou vous voler encore plus ?
Honnêtement, on se fout de leurs innovations en termes de médicaments.
La santé ne passe pas par leur médication.
© Céleste R. — CC BY-NC-ND