
Le Souffle d’Elya
Tu es entrée dans ma terre de givre
Ton corps vibrant a troublé mes plaines
Chaque geste chaud a fendu mon silence
Signe de passage dans mon hiver ancien
Elya
Puis‑je lire le souffle qui t’ouvre,
glisser dans ta force pâle ?
Puis‑je
lire ton pas dans mon froid,
et entrer dans ton corps par ma voix ?
Je t’ai vue marcher sur ma neige dure
Tes muscles vifs ont réveillé mes ombres
Ton rythme court parlait comme un oracle
Le cheval‑esprit a senti ton centre
Elya
Puis‑je lire le souffle qui t’ouvre,
glisser dans ta force pâle ?
Puis‑je
lire ton pas dans mon givre,
et suivre la voie que ton corps trace ?
Sous mon ciel pâle, mystérieuse et ardente,
Tu t’es avancée dans mon cercle de givre
Ton cœur ouvert a laissé passer mon souffle
Et ton mouvement m’a donné un sens
Elya
Puis‑je rester dans ton souffle,
et veiller dans ta force pâle ?
Tu es entrée dans mon corail glacé
Ton pas brûlant a guidé mes silences
Ton corps entier a traversé ma nuit
Et j’ai glissé en toi comme une blancheur
.
Céleste R.