La nuit s’ouvre d’un seul élan.
La brume se fend en éclats glacés.
La poussière monte, droite, affamée de hauteur.
Chaque particule cherche un sommet sans nom.
Les parois vibrent d’une lumière étrangère.
Un souffle cosmique traverse la pierre.
Tout s’élève, même l’ombre la plus lourde.
La verticalité devient une force brute.
La lumière frappe, brève, métallique.
Le corridor se tend comme une flèche nocturne.
Le silence pulse, rapide, presque vivant.
La nuit se contracte, puis se déploie d’un coup.
Un axe invisible entraîne tout vers le fond.
Et quelque chose disparaît dans l’obscurité.
Céleste R.